Vers Compostelle 2008
Vers Santiago de Compostelle depuis le Puy en Velay, 1500 kms, les pieds sur terre, la tête dans les étoiles.

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Quelques repères

 

Les pèlerinages existent dans toutes les religions, depuis toujours. Dans la tradition du Livre, Abraham a mis son peuple en marche vers la terre promise.

Qui est St Jacques ?

 

St Jacques le Majeur, frère aîné de Jean L'évangéliste, fils de Zébédée et Marie-Salomé, était très proche de Jésus. Il assista à la Transfiguration du Mont Thabor, en compagnie de Pierre et Jean. Il fut chargé, à la mort du Christ, de répandre la bonne parole en Espagne. Arrêté, puis condamné par Hérode d'Agrippa, il est martyrisé en 43.

 

La naissance du pèlerinage

 

En 830, deux bergers, guidés par une étoile, découvert un sarcophage de pierre dans un champ. La foi populaire espagnole y reconnaît celui de St Jacques. Le lieu est nommé campus stellae, qui deviendra Compostelle.

En 950, Godescalc, évêque du Puy en Velay, intrigué par les rumeurs de miracles et autres manifestations divines, décide de se rendre à Compostelle, devenant ainsi le premier pèlerin français, et fondant la Via Podensis.

Du 12ème au 14ème siècle, le pèlerinage connaît un développement très important. Quelques récits sont parvenus jusqu'à nous, en particulier, le Guide du pèlerin de St Jacques de Compostelle, attribué à un moine poitevin, Aymeri Picaud. Dans ce guide, sont décrits les villes étapes, les routes à prendre et embûches à éviter. Il est émaillé de considération sur les peuples rencontrés, à mi chemin entre étude sociologique (leur comportement avec les étrangers, leurs habitudes alimentaires..) et nos guides touristiques d'aujourd'hui (bâtiment d'intérêt, reliques à visiter..).

Les pèlerins sont alors appelés jacquets, jacquots, jacquaires, jacotes ou jacobipètes (ceux qui demandent St Jacques).

A la fin du 15ème siècle, les guerres de religion entraînent le déclin du pèlerinage, les routes étant encore moins sûres qu'auparavant. Erasme aurait dit « il faut être fou pour aller à St Jacques ».

Louis XIV, soucieux de préserver la sécurité du royaume et d'empêcher la propagation des nouvelles théories (entendez le protestantisme), interdit purement et simplement de se rendre à Compostelle, sonnant ainsi le sommeil d'un pèlerinage, qui fût, avec Jérusalem et Rome, l'un des trois plus grands pèlerinages de la chrétienté.

 

Renouveau du chemin

 

Il faut attendre les années 1950 pour que soit redécouvert le chemin de St Jacques, chemin historique et culturel. L'ouverture progressive de l'Espagne d'après Franco, permettra à de nombreux étrangers de découvrir les merveilles qu'il abrite.

En 1987, le conseil de l'Europe le classe « itinéraire culturel de l'Europe ». L'Unesco, pour sa part, l'inscrit au patrimoine mondial en 1993, au titre « qu'il s'agit d'une réalisation unique en son genre et représentative de la civilisation humaine qui a exercé une influence considérable, ou plutôt fondamentale, dans la consolidation de l'Europe occidentale. C'est un témoignage unique offrant de nombreux exemples des divers styles architecturaux et biens culturels ».

Cette année-là sont recensés 100 000 pèlerins européens à Santiago. En 1999, la dernière année sainte du deuxième millénaire (une année sainte est une année où la St Jacques, le 25 juillet, tombe un dimanche), 4 millions de personnes sont accueillis à Santiago, mais tous n'ont pas fait le chemin à pied.

 

Les chemins en France

 

Les pèlerins se regroupaient de villages en villages, convergeant vers des lieux de pèlerinage locaux jusqu'au point de départ (ou sur le passage) des quatre grands chemins.

Via Tolosana : Partant d'Arles (Ste Trophine), passant par St Gilles, Montpellier, Toulouse, elle franchit les Pyrénées par le col du Somport et rejoint les autres chemins à Puenta la Reina.

Via Podensis : Au départ de Notre Dame du Puy, ralliant Conques, Moissac et Ostabat, elle passe en Espagne par le col d'Ibenata et Roncevaux.

Via Turonensis : A partir de Tours (St Martin), direction Potiers et Bordeaux, elle rejoint la via Podensis à Ostabat.

Chemin de Vézelay : Partant de Vézelay (La Madeleine), par Limoges et Périgueux, il rejoint également la via Podensis à Ostabat.

 

Les chemins en Espagne

 

De loin le plus connu, et le plus fréquenté, le Camino Francès relie Pampelune (sauf la via Tolosana), Puenta la Reina, Burgos, Leon, Astorga, O Cebreiro et enfin Santiago.

La Via de la Plata mène de Séville à Compostelle, via Plasencia, Salamanca et Zamora.

El camino del Norte, le long de l'Atlantique par de San Sebastian, passe par Bilbao, Santander et Oviedo.

 


Publié à 10:50 le 2/07/2007 dans Histoire